BILLET D'HUMEUR - LA CULPABILITE

Et puis elle reste en veille, tapie au fond de nous.

Culpabiliser parce qu’on a accepté ce super poste avec des journées qui n’en finissent jamais et des déplacements 2 fois par mois, culpabiliser de prendre une décision pour son enfant contre les recommandations de l’entourage, culpabiliser de donner un peu de sucre à son bébé, culpabiliser d’allumer la TV quelques minutes et si on le fait, devoir se justifier.

Si on travaille, ce n’est pas bien. Si on ne travaille pas, ce n’est pas bien. Être trop présente ou ne l’être pas assez. Savoir décrypter les sentiments de nos enfants, de notre famille, de nos amies. #wonderwoman ? Qui peut faire ça ?

J’ai l’impression que ce n’est pas la même culpabilité que refuser d’aller à un repas d’amis, par exemple. C’est une culpabilité qui n’implique pas que nos émotions, mais aussi les émotions d’une autre (petite) personne et qui donc est beaucoup plus profonde.

Et que doit-on en faire de cette culpabilité ?

Le sentiment maternel ne peut pas échapper à l'ambivalence, voilà ce que j'en conclue. Donc autant essayer de lâcher prise. 


D’ailleurs culpabiliser pourquoi faire ? La poursuite de la réussite du rôle maternel dicté par la société est un leurre, d’autant plus qu’il y a autant de réussites que d’individus. Il n’y a aucun « bon » choix, si ce n’est celui du bon sens : bonne alimentation, hygiène de vie saine et partager des moments de qualité avec son enfant. Et être heureux.

Si vous êtes fatiguée, ou que vous n’avez pas envie vous pouvez le formuler à votre enfant. En tout cas, c’est comme cela que j’essaie de procéder. Encore une fois, est-ce que c’est la meilleure solution ? Comment le savoir ?

Pour moi, l’enfant n’attend pas de ses parents qu’ils renoncent à leur équilibre, bien au contraire, c’est en prenant soin de soi et en s’autorisant l’expression de nos émotions que l’on fait passer le message « les émotions, c’est ok, faire des choses que l’on aime, c’est ok : tu ne me dois rien, et tu es libre. »


En tout cas, j’accepte que la culpabilité m’accompagne, et je l’accueille. Cela ne dure pas longtemps, car je fais de mon mieux, comme toutes les mamans.

Et vous, comment gérez-vous ce sentiment ?

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